En recevant Lyon, Bordeaux concède un bon match nul. Malgré l'ouverture du score dès la 7ème minute, par Smicer, les Bordelais se sont vus rejoindre par une équipe lyonnaise dominée mais toujours prête à profiter des meilleurs coups.
Quand M. Derrien siffle la pause, les Girondins rentrent aux vestiaires avec un double avantage : les Marine et Blanc mènent au score et ont pris l'ascendant sur leurs adversaires lyonnais. Les affaires ne trainent pas puisque Vladimir Smicer ouvre la marque dès la 7ème minute. Dès lors, ce début de rencontre ressemble à un idéal commencement. Souvent, les clés d'un match se jouent dès l'entame de jeu. La frappe croisée du Tchèque libère ses partenaires et fait trembler les filets lyonnais. Coupet s'incline, les hommes de Gérard Houiller sont menés au score. Ce match avait pourtant démarré bizarrement avec la main de Cris en pleine surface de réparation non signalée par le corps arbitral. Le groupe bordelais paraît très en jambes en cette fin d'après-midi. A plusieurs reprises, les protégés de Ricardo vont porter le danger dans le camp de l'OL. Les combinaisons bordelaises témoignent d'une belle maîtrise. Côté gauche, Cheyrou – Jurietti et Darcheville s'en donnent à c½ur joie. Leur mouvement est ponctué par une volée de Denilson. Pour sa première titularisation au Stade Chaban-Delmas, le Brésilien montre beaucoup de technicité et de hargne défensive. Quand Malouda tente une incursion dans les bases bordelaises, Ramé s'interpose. Les dernières minutes de la première partie de match seront strictement girondines. Darcheville en fait voir à Coupet, sa volée longe le cadre lyonnais tandis que Mavuba, d'une reprise à bout portant, fait briller le portier de l'OL. Durant ces 45 premières minutes, Bordeaux a fait preuve d'une rigueur de jeu digne des meilleures équipes de ce championnat. Lyon est contenu sans possibilité de sortir.
Au début de la deuxième partie de match, Chamakh, d'une frappe lumineuse, oblige Coupet à faire un arrêt remarquable. Le gardien lyonnais confirme ses bonnes performances en étant toujours (et hélas) déterminant dans ses interventions. Gérard Houiller tente un coup de poker en faisant trois remplacements simultanés : Wiltord, Fred et Tiago entrent en jeu. Son équipe court toujours après le score. La pression lyonnaise se fait sentir et se concrétise par l'égalisation de l'ancien buteur bordelais, Sylvain Wiltord. A 1-1, Lyon pense avoir fait le plus difficile. Les Bordelais ne se découragent pas et comptent prendre l'avantage sur leur terrain. Cela semble possible lorsque le corps arbitral ne signale toujours pas une deuxième main lyonnaise au beau milieu de la surface de réparation. Coup de théâtre lorsqu'à dix minutes de la fin du match, M. Derrien refuse un but de Fernando. Si le motif de ce refus ne nous paraît guère clair (hors-jeu ?!), le résultat ne bouge pas. Bordeaux continue de presser Lyon, de plus en plus menaçant en contre. Cette équipe-là est une habituée des hold-up. Les dernières minutes sont nerveusement difficiles. Sur le dernier corner lyonnais, Jemmali supplée Ramé d'un intérieur du pied inspiré. Quand M. Derrien libère les deux équipes, Bordeaux et Lyon se quittent sur un nul de bonne facture.
Les joueurs marine et blanc vont dès lors devoir préparer une semaine composée de deux rencontre : Rennes (mercredi) et Ajaccio (samedi).